Le groupe Coldplay envisage une tournée durable (éco-responsable)

© Photographie par Raph_PH sur Wikipedia Commons

Par Laure LACROIX, le 18 novembre 2021

Qui sont-ils ? 

Coldplay est un nom connu de tous, accompagné durant notre jeunesse. En effet, à travers leur neufs albums et plus de 90 millions de disques vendus à échelle mondiale, sans parler des prix reçus (Brit Awards, Grammy Awards , etc.), ils ne cessent de cibler notre attention avec leur genre pop-rock. 

Mais qui sont-ils lorsqu’on s’y intéresse individuellement ? Chris Martin est, tenez-vous bien, un auteur-compositeur-interprète anglais, leader de la création de ce groupe avec le guitariste Jon Buckland. Seront ensuite rejoints par le bassiste écossais Guy Berryman ainsi que le batteur londonien Will Champion. Ce groupe est originaire du Royaume-Uni et plus précisément de Londres depuis 1996. Le nom Coldplay devient officiel en 1998. Chris Martin prétend qu’au niveau musical, le groupe exprime les émotions de chacun, comme une espèce d’introspection.

Et qui sont-ils collectivement ? Amoureux de la musique, leurs valeurs dépassent leur passion. Ils défendent des causes caritatives auprès de différentes associations ou des ONG (comme Oxfard par exemple). Chris Martin déclare, au nom du groupe, verser 10% de leurs revenus pour des œuvres de charité.

Quelles sont les raisons de cette décision ?

Prônant la volonté de réapparaître en concerts dès lors que des moyens plus respectueux pour l’environnement seraient utilisés

Cette décision n’est pas récente, en effet, ils avaient déclaré l’annulation d’une tournée mondiale dès 2019, en prônant la volonté de réapparaître en concerts dès lors que des moyens plus respectueux pour l’environnement seraient utilisés. Ces derniers ont donc consulté des experts pendant deux ans, ce qui a favorisé, quelques jours après la sortie de leur neuvième album (Music of the Spheres) leur annonce sur l’existence de leur tournée réalisée donc d’une manière plus responsable en faveur de l’environnement. Ils se sont donc engagés « à réduire de 50 % les émissions de ses tournées, en essayant de créer une nouvelle feuille de route pour la durabilité. Ce modèle inclut des spectacles vivants fonctionnant à 100 % avec des sources durables » comme l’écrit l’Idolator.

Les problèmes identifiés 

Le transport, qu’il soit en général des artistes ou des spectateurs, est une principale cause produisant de la pollution. Ce transport est notamment aérien (même si cela dépend de la provenance des spectateurs). Les données établies qui ont un impact sur l’environnement en matière d’environnement sont annuelles, c’est en cela qu’elles sont notamment conséquentes.

Selon Global Citizen, les organisations musicales, au royaume-Uni, produisent 405 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre

La consommation énergétique des évènements musicaux : la lumière est un enjeu facilement observable quant à la production d’énergie d’un spectacle. Sans compter la possibilité d’une diffusion en ligne, le coût énergétique du stockage est énorme. Par exemple, selon Global Citizen (organisateur de festivals « zéro déchet »), les organisations musicales, au Royaume-Uni, produisent 405 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre.

Une autre thématique paraît elle aussi évidente : la quantité abusive de déchets plastiques. Il suffit de penser à ces lieux festivaliers remplis de déchets d’emballages, de verres, de mégots ou encore de chewing-gum, et j’en passe. Sachant qu’un mégot dans la nature sera encore là pendant près d’une dizaine d’années et est susceptible de polluer 500 litres d’eau. En effet, selon le Collectif des Festivals , la production des déchets de certains festivals s’élève en centaines de kilos jusqu’en dizaines de tonnes. De plus, selon l’ADEME (agence de la transition écologique), une manifestation moyenne de 5 000 personnes générerait 2,5 tonnes de déchets. 

En effet, bien que l’événement festivalier soit un loisir, un endroit de détente et de divertissement, il reste un lieu où de nombreux déchets sont produits. 

Quelles sont les alternatives proposées ?

Face à cette décision d’envisager une tournée éco-responsable, les membres du groupe prévoient différentes mesures. En effet, ils souhaitent mettre en place des panneaux solaires sur le site des spectacles. 

S’agissant de la production d’énergie électrique, ils l’encouragent à travers l’installation d’un plancher cinétique (un espace sur lequel un mouvement quelconque serait la source d’électricité) et donc des vélos électriques ainsi que des panneaux solaires qui permettront l’émergence de la première batterie rechargeable et démontable au monde sur un site de spectacle à la place des générateurs diesel ou essence. Toujours sur la même thématique de recyclage d’énergie, la production de bracelets lumineux sera réduite à 80%, ce qui n’est pas négligeable. De plus, habituellement, les « décorations » utilisées lors de spectacles « normaux » du moins sans prise en compte réelle de l’enjeu environnemental, sont en papier ou en plastique, obligeant une quantité inéluctable de déchets projetés à la poubelle. Le groupe Coldplay énonce la volonté d’utiliser des confettis qui seront biodégradables. De plus, ils seront compostables et réutilisables entre les différents concerts. 

Evidemment, les gobelets mis en place ne seront plus en plastique mais seront des gobelets éco-responsables réutilisables. 

Certaines volontés énoncées par le groupe n’ont aucune force obligatoire, et ne sont donc qu’indicatives

Certaines volontés énoncées par le groupe n’ont aucune force obligatoire, et ne sont donc qu’indicatives. Par exemple est prôné l’encouragement à l’utilisation de bouteilles personnelles ou encore une réduction tarifaire serait attribuée à ceux qui auraient voyagé en émettant peu de carbone. 

Ces objectifs sont-ils réellement faisables ? 

En partant du principe que ce groupe a consulté des experts pendant deux ans, les conseils donnés par ces derniers ne sont certainement pas irréalistes. Ils sont conscients de la difficulté de certaines mises en place et savent pertinemment que tout ne peut pas être parfait. Néanmoins, il faut un premier pas pour tout, le fait d’essayer demeure une évolution essentielle vers le but qu’ils souhaitent atteindre. Certes les musiciens feront les efforts suivants, coupant aux traditions des spectacles musicaux, les spectateurs seront-ils aussi réactifs ? 

On peut également s’interroger sur le coût de la mise en place de ces nouvelles installations ? A court terme cela peut représenter un coût certes. Mais à long terme, ce sont des économies qui sont faites à l’aide des tris par exemple et des sauvegardes de différents objets réutilisables

Conclusion

Désormais l’impact environnemental est de plus en plus entendu, et les initiatives éco-responsables suivies. En effet, les acteurs commencent doucement à engager des spécialistes du développement durable afin d’établir des solutions pour réduire leur empreinte carbone. 

En outre, il n’est pas illusoire de penser que les partenaires d’un festival, que ce soit par exemple les collectivités ou les sponsors, soient soucieux de l’environnement et de son entretien. Sans compter qu’un site propre n’est rien d’autre que plus agréable pour le spectateur. 

Cette « vertalité » des évènements musicaux pourrait même contribuer à rendre d’autres événements, pas forcément musicaux, plus respectueux de l’environnement.

Néanmoins, ce n’est pas la première pratique à avoir été mise en place s’agissant du monde musical. S’agissant de la France, le festival We love green Paris a été créé en 2011 et a pour dessein une sensibilisation des spectateurs à plusieurs niveaux : écologiques, sociales, économiques